L'expert des relations

sociales et syndicales

Vu ... pas vu sur le net

1 - Le calendrier des évènements

13 mai : première manifestation intersyndicale : un succès, 2 millions de manifestants, forte majorité secteur public et transports (SNCF et RATP).

16 mai : signature d’un accord ? ce n’est pas une négociation, mais une discussion du gouvernement avec les syndicats avant présentation d’un projet de loi qui sera ou non voté par le parlement. Acquiescement donc de la CFDT et de la CGC sur le projet du gouvernement. Cette ‘signature’ virtuelle est faite à la demande de la CFDT, qui pense sans doute ainsi précipiter la conclusion positive du dossier avant le 28 mai.

17 mai : Bernard Thibault ovationné à Dijon au congrès du PS.

19 mai : 2ème manifestation, moins intersyndicale.

25 mai : 3ème manifestation CGT, FO, SUD, FSU, UNSA. Moins de syndicats, mais autant de manifestants.

25 & 26 mai : le gouvernement confirme son attitude, ferme ; les consultations sont maintenant achevées, le dossier se situe dorénavant au plan politique, avec le conseil des ministres du 28 mai et le vote du projet par le Parlement.

3 juin : nouvelle journée de grèves dans les transports publics notamment.

2 - Quelques faits notables

- Alors que la réforme des retraites concerne à ce stade moins le secteur public que le secteur privé, notons que la mobilisation est surtout le fait des militants du secteur public, dans la rue (13 mai, 19 mai, 25 mai) comme à l’intérieur des confédérations, ce qui a provoqué des tensions internes notamment à la CGT et à la CFDT, qui utilise une grande part de son site internet à se justifier auprès de ses adhérents depuis le 23 mai .
- Le désir de revivre 1995, voire même des références à mai 68, explicites sur certaines banderoles le 13 mai, ne s’est pas (encore ?) traduit dans les faits. La méthode Raffarin ’ Fillon, plus ondoyante, offrait moins de prise à l’attaque que la méthode Juppé, et le travail de préparation de l’opinion avait bénéficié de davantage de temps.
- La CGT, au plan national, ne cherche pas l’affrontement. Sans elle, SUD et les autres mouvements radicaux n’ont pas la capacité requise pour réussir une mobilisation générale. Mais la CGT est obligée de tenir compte de la radicalisation et de l’enthousiasme des manifestants. Elle peut y trouver son compte en restant incontournable pour le gouvernement, et en se plaçant en tant que fer de lance d’une opposition syndicale et politique avec le PS, ce qui réduirait à peu les velléités de radicalisation de SUD ou d’autres mouvements.
- Enfin, le clivage entre le secteur public et le secteur privé passe à l’intérieur des confédérations. Les appareils syndicaux sont contraints de gérer des tensions internes, comme à la CFDT (FGTE), ou à la CGT (syndicat RATP).
- Malgré une certaine incertitude sur la solidité du pivot de la négociation qu’est la CGT, le ministre du travail s’est appuyé et s’appuie encore, au lendemain du 25 mai, sur l’hypothèse du comportement de ‘non agression’ sur le fond de sa réforme de la part de Bernard Thibault, quitte à donner des contreparties sur d’autres dossiers, notamment ceux de la représentativité syndicale et de la négociation collective.
- La CFDT a voulu forcer la décision en précipitant une signature qui ne s’imposait pas, figeant ainsi spectaculairement le dossier. Si cela se comprend de la part de la CFDT qui était satisfaite des négociations bilatérales discrètes avec le gouvernement, les autres syndicats se sont sentis mis devant le fait accompli et ont dû durcir le ton.
- L’incompréhension qui en a résulté, même au sein de la CFDT, a donné plus contraste à l’ovation faite au secrétaire général de la CGT par le congrès du parti socialiste, le 17 mai.
- Le 28 mai, le conseil des ministres examine un texte validé par l’accord de la CFDT et de la CGC. Mais la réussite de la manifestation du 25 mai est suffisante pour que, malgré elle, la CGT doive prendre la tête de l’opposition et essayer, pour ne pas se faire déborder par SUD, FSU, UNSA, voire FO, de contraindre le gouvernement à modifier le projet, c’est-à-dire à se détacher partiellement de la CFDT et de la CGC : situation particulièrement chaotique et volatile.
- La CFTC, qui ne s’est pas associée à la CFDT et la CGC, contre toute attente du gouvernement, ne s’est pas associée non plus aux manifestants. En se situant « entre l’âne et le bœuf, ce qui est une position enviable pour un chrétien », dit avec un clin d’œil satisfait son secrétaire général Jacky Dintinger, elle cherche à débloquer la situation, en négociant des assouplissements compatibles avec le texte du projet.
- Vu de l’étranger, cet imbroglio franco-français, les grèves et l’émotion collective entretenue par les médias ne suscitent aucun commentaire, mis à part un commentaire acide sur le site Yahoo USA, et sur celui de la CES, qui laisse encore en page d’accueil le communiqué de son secrétaire général, Emilio Gabaglio, dans lequel il soutenait très officiellement, le 12 mai, la position des syndicats français.

Vu sur le site CFE-CGCdes communiqués, des dossiers, des commentaires, une déclaration commune sur trois thèmes à l’exclusion de tout autre : les retraites, les retraites, et les retraites.

Déclaration commune CFDT ’ CFE CGC sur les retraites
La CFDT et la CFE-CGC ont participé activement aux discussions avec le gouvernement depuis plusieurs mois avec la volonté d’obtenir une réforme des retraites qui garantisse à long terme notre système par répartition, socle de la solidarité entre les générations, entre les actifs et les retraités. La CFDT et la CFE-CGC ont porté avec détermination leurs revendications jusqu’au bout du processus de négociation avec le gouvernement. La forte mobilisation des 1er février et 13 mai leur a permis d’obtenir des avancées importantes :
- la répartition est confortée comme fondement des régimes de retraite,
- la dégradation programmée du niveau des retraites du privé est enrayée (augmentation du minimum contributif, revalorisation des pensions liquidées au delà du maintien du pouvoir d’achat grâce à des négociations tous les 3 ans, amélioration de la situation des pluri-pensionnés),
- la diminution de la décote dans le régime général et la création d’une surcote permettent d’ouvrir des possibilités de choix aux salariés,
- des possibilités de départ avant 60 ans sont ouvertes pour les salariés ayant commencé à travailler tôt,
- des contreparties à l’harmonisation public/privé sont offertes aux fonctionnaires (création d’une caisse complémentaire pour prendre en compte des primes, validation plus favorable du temps partiel),
- la possibilité de racheter les années d’études est offerte aux salariés concernés. La CFDT et la CFE-CGC se félicitent d’avoir réussi à dépasser le dogme du seul allongement de la durée de cotisations pour financer la réforme. Elles relèvent avec satisfaction l’instauration de rendez-vous quinquennaux qui permettront de jouer à la fois sur le taux et sur la durée de cotisations au regard des évolutions économiques et démographiques. La CFDT et la CFE-CGC se mobiliseront en faveur d’une bonne application de la réforme et pour que la prochaine négociation des retraites complémentaires permette de consolider ces acquis.
Source : communiqué de presse du 16 mai 2003.

sur le site de la CFDT vusur ‘l’actualité de la semaine’ une documentation actualisée, illustrée de photos en plus grand nombre que tous, et aux titres revendicatifs : « Mobilisation exceptionnelle » ; « Je propose de geler les mesures Balladur » ; « des défilés par centaines pour défendre les retraites » ; « les propositions du gouvernement sont insuffisantes ».

Et, le 20 mai :
Déclarations

- Une réforme progressive Édito de François Chérèque (mis en ligne le 19 mai).
- Une réforme équitable qui sauve la répartition (mis en ligne le 19 mai).
- Bilan sur les objectifs prioritaires (mis en ligne le 19 mai).
- Déclaration commune CFDT - CFE CGC (mise en ligne le 16 mai).
- « Un compromis acceptable »Déclaration adoptée par le bureau national à l’issue d’une réunion extraordinaire jeudi soir

Le 26 mai, le site développe les justifications d’un secrétaire général vis à vis de ses militants :
Lettre aux adhérents

Lire la lettre de François Chérèque adressée aux adhérents CFDT
Outils

- Foire aux questions : les réponses aux questions les plus posées à la Confédération (dernière mise à jour le 23 mai)
- Arrêtons la désinformation (dernière mise à jour le 23 mai)
- Des objectifs CFDT concrétisés, tableau comparatif des objectifs CFDT et des résultats obtenus (mis en ligne le 20 mai)
- Un nouveau tract : des acquis importants pour nos retraites
- Le projet de loi résumé, article par article avec intégration des modifications obtenues par la CFDT dans le relevé de décisions du 15 mai (mis en ligne le 17 mai) Articles
- « Il faut faire cette réforme et je crois qu’on y arrivera » François Chérèque était interrogé par Olivier Mazerolles sur France 2 jeudi 23
- « À ceux qui racontent n’importe quoi » François Chérèque remet les pendules à l’heure dans le Nouvel Observateur

sur le site CFTCsous la photo du président, un durcissement depuis le commentaire ouvert du 12 mai : « Pour Jacques Voisin, président de la CFTC, "François Filon a laissé la porte ouverte à de nouvelles discussions, on reste sur cette démarche-là". « mobilisation exceptionnelle pour les retraites » ; « les revendications de la CFTC » ; « la CFTC refuse l’allongement de la durée des cotisations » ; « la CFTC souhaite que les entreprises participent au financement de la retraite ».

Sur le site confédéral le 26 mai, à la une :Retraites : la stratégie constructiveRefusant "suivisme" et "jusqu’au boutisme", la CFTC poursuit son action pour faire évoluer le projet gouvernemental. Elle n’apporte pas son soutien au relevé de conclusions et n’appelle pas à manifester le 25 mai. C’est à la prise en compte de ses propositions et à l’évolution des débats parlementaires que la CFTC déterminera la suite de son action.

sur le site CGT
le suivi heure après heure des chiffres de participation aux manifestations du 13 mai, comparés (favorablement) à d’autres manifestations.

Après un appel à la manifestation du 25 mai, la CGT se positionne en leader pour la suite, dans sa déclaration du 25 mai 2003 : Offensifs, déterminés, solidaires pour l’avenir des retraites
- Rouvrir des négociations
- Un choix de société
- Des initiatives d’actions partout
- Peut-elle faire autrement ?

sur le site FO
sur fond d’affiche provocatrice deux communiqués seulement, mais aux titres sans ambiguïté :
Démonstration de force réussie :Transports paralysés, manifestations imposantes (deux millions de personnes sur toute la France selon une estimation provisoire), grèves très suivies : les salariés se sont mobilisés massivement aujourd’hui contre le projet gouvernemental.
Retraites : HALTE AUX FAUX-SEMBLANTS :Le 20 mai, les conseils pratiques pour la manifestation du 25 mai

Et le 25 mai au soir, une réaction aux propos de M. Fillon qui ressemble de plus en plus à M. Juppé aux yeux de l’organisation, qui décrit « un gouvernement droit dans ses bottes qui n’a toujours pas compris ».

Vu sur le site du Medef, sous le titre anodin de « Conférence de presse mensuelle du 13 mai « , des commentaires durs :
"La France ne se gouverne pas, dit-on, dans la rue, mais le MEDEF vous dit qu’elle s’appauvrit dans la rue. C’est en fuyant la réforme que nous pourrions installer notre pays dans le déclin." a estimé Ernest-Antoine Seillière à propos des grèves, lors de la conférence de presse mensuelle.

Suivis d’une analyse en cinq points :
Réforme des retraites
Lors du Conseil exécutif du 12 mai, "nous avons examiné le projet du gouvernement sur les retraites. Nous apprécions la détermination du gouvernement. Les éléments centraux de la réforme sont loin d’être négligeables. Mais qu’on ne s’y trompe pas, le projet du gouvernement n’est pas celui du MEDEF".

Le MEDEF est actuellement en sérieuse divergence sur un ensemble de points :
- "Dans l’équilibre général proposé par le gouvernement, les calculs font apparaître que les mesures proposées peuvent régler, au mieux, la moitié du problème financier qui nous est posé par l’équation bien connue de la baisse du nombre d’actifs par rapport à l’augmentation du nombre de retraités d’ici 2020. Le projet traite, au maximum, la moitié du sujet. L’autre moitié du sujet semble en partie traité par l’espoir ou l’affirmation que la baisse du chômage dans les années qui viennent va libérer de la cotisation disponible que l’on transférera de l’assurance chômage vers la retraite. Personne ne peut dire aujourd’hui que l’évolution démographique de notre pays entraînera la baisse du chômage". Le MEDEF considère qu’il y a là beaucoup d’aléas.
- "Nous avons lu dans le projet que la CNAF proposerait chaque année de modifier les taux de cotisation. On s’installe dans un système où la cotisation pourrait être adaptée chaque année". Ceci montre bien que "la hausse de cotisation est bien quelque chose qu’on envisage après le lancement de la réforme". Or, "une hausse de la cotisation c’est de la baisse du pouvoir d’achat, c’est de l’atteinte à la compétitivité et c’est accentuer la solidarité inter-générationnelle. Les actifs réduisent leur niveau de vie au profit des gens à la retraite".
- Par ailleurs, "il pourrait y avoir un certain nombre de dispositifs qui impliquent que l’on mette le régime complémentaire à contribution de façon réglementaire ou législative pour assurer un minimum de retraite par rapport au niveau du SMIC" ou "pour permettre à des retraités de partir à la retraite avant 60 ans quand ils ont accumulé le nombre suffisant d’années de cotisation nécessaire". Le MEDEF "rappelle que le dispositif de retraite complémentaire est autonome, qu’il est géré par les partenaires sociaux et qu’on ne peut lui imposer quoi que ce soit venu du législatif ou du réglementaire. Ce sera aux partenaires sociaux d’apprécier. Ils feront ce qu’ils pourront. Ils n’ont pas la possibilité de se mettre devant des déficits ou dans des perspectives d’emprunt".
- "Aujourd’hui lorsqu’un salarié a atteint 40 années de cotisation, à l’âge de 60 ans par exemple, l’employeur peut cesser sa fonction. C’est quelque chose de très important. Si maintenant cet âge est fixé à 65 ans, cela signifie que la retraite est à 65 ans". Or, "ça, on ne le dit pas". C’est donc "quelque chose d’inacceptable pour les entreprises". La seule chose que le MEDEF "puisse accepter, c’est que les 60 ans actuels deviennent glissants au fur et à mesure de l’augmentation de la durée de cotisation. 61 ans à 41 ans et 62 ans à 42 ans de cotisation".
- Le MEDEF est opposé également au fait "que l’on soumette à cotisation l’intéressement, la participation et les stock-options". En effet, "tous ces systèmes sont des manières d’associer tous les salariés et les dirigeants d’une entreprise aux résultats de celle-ci et ne doivent pas être taxés par une cotisation qui n’existe pas".

Considérant que "la retraite est vraiment un problème national entre les Français et le gouvernement", le MEDEF a signalé des points sur lesquels le système nouveau n’est pas compatible avec l’organisation des entreprises ou avec la compétitivité". "C’est notre rôle" a rappelé Ernest-Antoine Seillière. Enfin, le MEDEF souhaite rencontrer les partenaires sociaux afin d’envisager avec eux la prorogation de l’accord AGFF. "Le délai pourrait être reporté, par exemple, à la fin de l’année. Il ne faut pas que les salariés du secteur privé qui souhaitent aujourd’hui partir à la retraite d’ici à la fin de l’année, ne sachent pas dans quelles conditions ils le feront".

Vu sur le site CNT,un argumentaire en 4 pages pour aider les militants à la radicalisation :
NOS RETRAITES : ON SE BATTRA POUR LES SAUVER !
Pourquoi acceptons-nous de poser la question des retraites en termes de problème, alors que les retraités vivent la retraite plutôt comme un bonheur ? Les retraités sont heureux. Et ils sont heureux d’être payés à " ne rien faire " ou plutôt à ne rien faire pour le Capital. Car, enfin... ils peuvent travailler librement. Poser la question des retraites en terme de problème, c’est déjà une demi-défaite. Pourquoi ?
- Un pseudo problème
- Une solution pour preserver le régime par répartition
- Les réformes Raffarin
- Les motivations du gouvernement et du MEDEF
- La retraite par répartition, à améliorer encore !
- Nos revendications
- Ressources de la CNT

La CNT aura-t-elle sa grève générale ? Elle commence a en rêver.

Vu sur le site de la CES,en première place de la page d’accueil :
No to regressive pension reforms 13/05/2003

Today 13th of May the French trade unions calls for one day of action against the reforms proposed by its Government putting into question the pension systems. In Vienna the trade unions organise on the same subject a mass demonstration after the huge success of the strike of the 6th of May. In a message addressed to the French and the Austrian member organisations, Emilio Gabaglio while expressing solidarity of the ETUC to the actions engaged, stresses that beyond national specificities the question is open throughout Europe and calls for a greater convergence of objectives in the trade-union struggle for the defence of this essential element of the European social model.

Vu sur le site Le Monde.fr, un article du 12 mai qui résume la situation à la manière du quotidien :

- en soulignant quels sont les acteurs principaux du conflit :‘ECOLES FERMÉES, transports paralysés’ ( ...) Mais, une fois de plus, ce seront les agents de l’Etat et des entreprises publiques qui devraient être les plus mobilisés. A cet égard, la tentative du gouvernement de diviser les salariés du secteur public en reportant la réforme des régimes spéciaux (EDF, SNCF, RATP...) a échoué. (...) Une fois de plus, un des critères sur lesquels sera jugée cette journée d’action sera d’ailleurs la paralysie dans les transports.
- en formulant une remarque ou un vœu sous forme de référence :« La journée de grève du 13 mai devrait être la plus importante que le pays ait connue depuis le conflit de 1995. A court terme, cette journée est décisive pour le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Chacun sait que c’est en grande partie sur cette réforme, symbolique entre toutes depuis l’échec d’Alain Juppé, que le gouvernement sera jugé. »
- En faisant une analyse à sa manière des sentiments des salariés du secteur privé :Si le secteur privé est moins mobilisé que le public, rien ne permet d’affirmer que la réforme y sera plus facile. Certes, les salariés du privé ne descendront sans doute pas massivement dans la rue mais, dans les entreprises, les préretraites constituent un des rares sujets de consensus. Depuis vingt ans, les directions y recourent pour réduire leurs effectifs. Ce n’est pas un hasard si la France est le grand pays occidental où le taux d’activité des salariés de plus de cinquante-cinq ans est le plus bas. Si le Medef estime que la réforme Raffarin va dans le bon sens, mais n’est pas assez rapide, nombre de directions s’inquiètent en privé des conséquences de l’allongement d’activité sur leur compétitivité. Or les travaux des chercheurs montrent qu’un gouvernement n’a pas les moyens d’obliger les entreprises à employer les salariés plus longtemps. Seul un consensus sur le terrain permet de parvenir à ce résultat (...)

Vu sur le site du DGBle lancement au 12 mai d’une campagne d’action et de communication au plan fédéral :"Nous venons vers chacun, dans les lieux où vous travaillez ou bien par des actions spectaculaires dans la rue, pour parler avec vous des bonnes solutions qu’il faut trouver pour notre pays"

Bundesweiter Aktionstag am 24. Mai 2003
Am 24. Mai wollen die Gewerkschaften ein Zeichen setzen gegen Sozialabbau und für gerechte Reformen. Es ist nicht hinnehmbar, dass die Bundesregierung mit ihrer „Agenda 2010“ einseitig die ArbeitnehmerInnen und Arbeitslosen belastet. Stattdessen müssen Reformen her, die die Wirtschaft in Gang bringen, wie sie der geschäftsführende Bundesvorstand des DGB mit seiner eigenen Agenda „Mut zum Umsteuern“ vorgelegt hat. (weiter)

DGB Kommunikationskampagne startet bundesweit
Seit dem 12.5.2003 geht’s los : Der DGB hat seine bundesweite Kampagne gestartet mit dem Motto : „Menschlich modernisieren und gerecht gestalten. Das machen wir.“ Wir kommen zu Ihnen, auf öffentliche Plätze in Ihrer Nähe, um gemeinsam mit Ihnen über gute Lösungen für unser Land zu diskutieren. Ob durch provokante Straßenaktionen, Infostände oder Großveranstaltungen - wir wollen mit Ihnen in Kontakt kommen. Besuchen Sie unsere Kampagnenseite, wo Sie auch alle aktuellen Termine finden. (weiter)

sur le site Yahoo USA, on ironise sur « la grève, une tradition nationale en France » :
France Strike Delays Festival in Cannes
Wednesday May 14 3:48 PM ET
France’s most vaunted cinematic tradition got off to a slow start Wednesday because of another national tradition the strike. A day before the Cannes Film Festival started, France’s air traffic controllers and other state employees stayed off the job in a protest over retirement benefits. With flights disrupted, some Cannes-goers opted to drive in overnight from other European cities. Many spent opening day dozing off. Others flew in late and were struggling to hit the ground running.

Vu sur le site Yahoo FRANCE(le seul de tous les sites Yahoo à faire sa une sur les grèves), un rappel démographique, le suivi au jour le jour de la situation, et , le 20 mai, un communiqué sur la grève des fonctionnaires de l’UE pour les retraites :

Mardi 20 : Grève à l’UE pour les retraites et les salaires
BRUXELLES (AP) - Les fonctionnaires de l’Union européenne ont fait grève mardi pour protester contre le report de l’âge de la retraite à 63 ans au lieu de 60 et des réductions de salaire dans le cadre du plan d’économie liées à l’élargissement de l’Union à dix nouveaux pays en 2004.
Jusqu’à 90% des 30.000 fonctionnaires travaillant au siège bruxellois de l’UE ont participé au mouvement, selon les syndicats.
La Commission insiste sur les retraites et la réforme des salaires pour éviter un dérapage du budget à l’occasion de l’élargissement à 25. AP

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