L'expert des relations

sociales et syndicales

Vu ... pas vu sur le net

Parmi les sujets d'actualité, comme la privatisation d'EDF, la « défense du secteur public », l'assurance maladie et les pensions de réversion, nous avons relevé plus particulièrement un évènement cité par deux sites, ceux de la CFDT et de la CFTC, que la première citée intitule « les 40 ans de la CFDT ».
A noter aussi pour la CFE CGC, une rencontre avec des militants organisée à Montpellier, qui est assez significative du « moral des troupes » dans cette organisation, et un forum organisé par la CGT à Montreuil sur le thème « Licenciements, la sécurité pour qui ? »

Sur le site de la CFDT,

le pavé central de la page d’accueil porte sur :

La CFDT a 40 ans 1964 - 2004
L’émancipation, jour après jour

Il y a 40 ans la CFTC devenait la CFDT, abandonnant ses références au christianisme social en faisant le choix de la laïcité. Cette évolution entamée en 1964 allait permettre à la CFDT de devenir la première organisation syndicale en termes d’adhérents. C’est donc naturellement que la CFDT célèbre ce 40e anniversaire. CFDT Magazine retrace depuis le début de l’année les grands moments de la vie de la Confédération dans sa rubrique « D’hier à aujourd’hui ». Une exposition sera présentée à partir du 18 novembre à Paris et jusqu’au 16 décembre dans les locaux de la Confédération, 4 bd de la Villette. Celle-ci reprendra les grands thèmes revendicatifs de l’Organisation des quatre dernières décennies. Un film intitulé « Histoire(s) de la CFDT » y sera diffusé. Enfin, le 18 novembre se tiendra un colloque sur les voies d’avenir du syndicalisme de transformation sociale avec la participation de Pascal Lamy, Pierre Rosanvallon et Jean-François Trogrlic.

A noter égalementun communiqué sur un sujet évoqué pour le moment sur ce seul site syndical :

L’événement Du 26 au 31 janvier
Le Forum syndical et social de Porto Alegre maintenu

5ème du genre et 4ème édition brésilienne, le Forum social mondial (FSM) de Porto Alegre qui aura lieu du 26 au 31 janvier prochain, a connu des fortunes diverses ces derniers temps.

Pour le prochain FSM, les organisateurs et la nouvelle municipalité de Porto Alegre ont trouvé un terrain d’entente qui ne remet pas en cause la tenue de cette édition, contrairement aux rumeurs qui ont circulé. Comme lors des précédentes éditions, le FSM sera précédé d’un Forum syndical auquel participeront de nombreuses organisations venues du monde entier.

Dès le 25 janvier, une réflexion sera consacré à l’avenir du mouvement syndical international. Après le congrès de la CISL et celui de région américaine de la Confédération mondiale du travail (chrétienne), les confédérations se retrouveront pour avancer dans l’idée d’une unification du mouvement syndical.

A noter aussi sur ce site 2 dossiers

a) Le monde que nous voulons
- La CFDT et les questions internationales (J.-F. Trogrlic, secrétaire national)
- Commerce international : développer des échanges plus solidaires
- Forums sociaux : débattre et confronter pour réguler
- Coopération, développement, dette : un monde qui donne à tous des chances
- L’institut Belleville, l’outil de coopération de la CFDT
- Plus d’éthique dans les entreprises
- La CFDT et le collectif De l’éthique sur l’étiquette

b) L’Europe que nous voulons
L’actualité syndicale
- Élargissement
- Dialogue social européen
- Information, consultation
- Présidence en cours

La réforme des institutions
- Pourquoi soutenir le Projet de Traité constitutionnel ?
- La Constitution ne comporte que des avancées pour l’Europe sociale
- La charte des droits fondamentaux entre par la grande porte
- Analyse des résultats des travaux de la Convention

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Sur le site CFTC

L’anniversaire de 1964 est rappelé, dans d’autres termes que ceux de la CFDT :

En 2004, comme en 1964 : “projeter la CFTC dans l’avenir”
02/11/04 10:03

Le 7 novembre 1964, une heure après la proclamation des résultats du vote du congrès adoptant les nouveaux statuts confédéraux, les militants “décidés à ne pas voir disparaître la CFTC”, étaient invités à se réunir au musée social, 5, rue Las Cases à Paris, pour “maintenir le syndicalisme chrétien.” Un pari risqué dont on peut dire, aujourd’hui, qu’il est réussi. Pour commémorer cet événement, l’union départementale de Paris (UD 75) rassemblera quelque deux cents militants le 8 novembre prochain, dans la salle historique où nos grands anciens ont décidé de relancer la CFTC. “L’un des objectifs de cette rencontre, explique Joseph Thouvenel, président de l’UD 75, sera de présenter les réponses qu’apporte le syndicalisme chrétien aux défis du matérialisme, incarné actuellement par le libéralisme financier, et du projet européen, pour mieux combattre le premier et valoriser le second.” A cet effet, des adhérents viendront témoigner de la modernité de leur engagement à la CFTC. Très attaché au rayonnement international de notre mouvement, Joseph Thouvenel insiste également sur la présence d’invités européens.

“Tout en rendant un hommage appuyé à Joseph Sauty, Jean Bornard, Jacques Tessier... et à tous les autres méconnus ou moins en vue qui ont eu le courage de se battre pour refuser la fatalité et le suivisme, nous ne souhaitons pas faire de cette journée, une réunion d’anciens combattants. Nous voulons rassembler des personnes actives dans leur entreprise et qui, par leur engagement, entendent projeter la CFTC dans l’avenir”, conclut le président de l’UD 75. A noter qu’une action militante, dont les modalités restent à définir, sera organisée dans les rues de Paris au départ de la rue Las Cases.

Les autres titres retenus par la CFTC :

- Un communiqué sur les salaires de la fonction publique (pour se mettre au diapason de FO et de la CGT ?) Fonction publique : où en est le dialogue social maximum ? Le scénario du report aux calendes grecques a jusqu’ici bien fonctionné, mais il ne marchera plus longtemps. La masse salariale progresse sous l’effet de mesures catégorielles, promotions et mesures d’ancienneté, mais l’inflation annule une bonne partie des hausses et surtout, elle ne touche pas une grande partie des fonctionnaires.

- Un communiqué sur les Pensions de réversion : la CFTC satisfaite La CFTC se réjouit de la position unanime des représentants du Conseil d’orientation des retraites (Cor) sur l’avis relatif aux pensions de réversion. Le gouvernement va devoir conduire une négociation sur la réécriture du décret du 24 août sur les pensions de réversion.

- Un communiqué sur l’ Assurance maladie : une concertation tournée vers l’espoir.

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Vu sur le site CFE-CGC,

un communiqué sur

La Convention de Montpellier, le 17 novembre 2004
Entendre les militants de terrain : tel a été l’objectif de la CFE-CGC tout au long de la Convention de Montpellier, le 17 novembre dernier... après Paris, Lille, Mulhouse, Lyon, Toulouse, Marseille ou Nantes. Une journée de travail, une journée d’émotions aussi qui a permis à six cents représentants CFE-CGC de « recharger les batteries ».

Félix Ajenjo, président de l’UR Languedoc-Roussillon a accueilli Serge Lanteaume, secrétaire national et maître d’œuvre de la convention qui a installéneuf commissions de militantschargés de faire le point des attentes syndicales de l’encadrement sur les sujets « forts » du moment. Ils ont ainsi planché toute la matinée sur :

- le développement syndical ;
- le paritarisme ;
- les conséquences de la loi Fillon ;
- les élections MSA ;
- la protection du militant ;
- la communication ;
- la gestion des compétences ;
- la femme dans le syndicalisme.
- le militant retraité.

Un jeu de questions/réponses a permis un vrai débat avec les représentants confédéraux. Il constitue une nouvelle piste de réflexion pour la CFE-CGC.

(...)Le président confédéral a « conforté » l’engagement syndical démontré tout au long de cette journée :« la CFE-CGC n’a jamais été aussi mordante ». Démonstration faite au travers de plusieurs exemples qui justifient l’action : la CFE-CGC a fait reculer le gouvernement sur son projet injuste de fonds de pension ainsi que sur ses intentions - soufflées par le MEDEF - d’ouvrir la porte aux licenciements incontrôlés. Mais elle est aussi force de propositions : le rachat des années d’études, dans le cadre de la retraite, est maintenant admis et le principe d’une cotisation sociale sur la consommation, autrefois brocardé, est maintenant considéré comme une « pierre philosophale ».

Le combat continue cependant au-delà de ces dossiers ponctuels :il touche aux valeurs fondamentales qui fondent une « société où les hommes et les femmes comptent plus que les dividendes des actionnaires ». Le personnel d’encadrement a suffisamment de « trempe » pour faire face à la dérive « néolibérale » actuelle : « tous les mensonges, toutes les approximations sont bons pour essayer de passer outre aux réticences du corps social en lui donnant mauvaise conscience » et de rappeler quelques bonnes vérités en matière de croissance (la France est bien placée), de compétitivité (le pays n’en manque pas), de travail (l’encadrement est exemplaire)... Face à un MEDEF qui tente d’imposer ses ukases, « la CFE-CGC ne pliera jamais » a lancé un Jean-Luc Cazettes combatif : « si le MEDEF ou le gouvernement nous oblige à utiliser les rapports de force, nous le ferons ! (...) nous n’accepterons jamais la politique du moins-disant social et de la précarité accrue ».

Autres sujets retenus par l’organisation dans l’actualité :

- Les cadres de plus en plus sensibles au stress
- Le stress est toujours aussi peu pris en compte par les entreprises. Les cadres demandent que soit conservé le bénéfice des 35 heures... !
- Anti délocalisations : Poudre aux yeux La CFE-CGC ne croit pas aux mesures anti-délocalisations avancées par Nicolas Sarkozy...
- Contrat export Nouvelle précarité : Le contrat de travail "export" proposé par le gouvernement mérite d’être "encadré"...
- Cumul emploi/retraite : Encore un effort
- Sécurité sociale Refuser les faux espoirs La CFE-CGC n’est pas sensible à l’optimisme béat du ministre de la Santé...

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Alors que sur le site CGT

« l’évènement »(c’est l’intitulé)retenu est le forum organisé à Montreuil sur le projet de loi Larcher :« Licenciements, la sécurité pour qui ? »La CGT à l’offensive

Le débat autour du projet de loi Larcher sur les licenciements débute le 23 novembre à l’Assemblée nationale.

Les débats dureront quelques jours et nous donnent l’opportunité de poursuivre nos efforts pour faire grandir les exigences et contribuer à faire rejeter ce projet. Des initiatives, dont certaines sont unitaires, se préparent dans les professions et les régions. Il nous faut continuer dans cette voie. Tout ce qui se fera avant le 23 novembre, le 23 novembre, et dans les jours qui suivent contribuera à élargir le rapport de force.

Le Forum national du 16 novembre a mis en lumière la cohérence entre nos objectifs revendicatifs et les situations vécues par les salariés, qu’ils soient ou non privés d’emploi. Les intervenants extérieurs ont confirmé la justesse de l’alerte que nous voulons donner face à un projet de loi qui intrinsèquement ébranle des principes fondamentaux du droit du travail.

Les autres titres retenus par l’organisation :

L’égalité d’accès aux moyens de paiement, ça s’organise
Une fois de plus, M. Sarkozy orchestre une campagne médiatique : il s’agit, cette fois-ci, des services et des tarifs bancaires.

La CGT rend hommage au Président Arafat, grand résistant et homme de paix
Pendant plus de quarante ans, Yasser Arafat a incarné, symbolisé et impulsé la lutte du peuple palestinien pour la reconnaissance du droit à l’existence et à l’autodétermination.

La continuité territoriale et la cohésion sociale Corse / Continent passent par le service public solidaire et efficace
L’aménagement du territoire, le transport de personnes comme des marchandises relèvent de l’intérêt général. En aucun cas, les règles de concurrence et de marché ne peuvent satisfaire aux attentes économiques du tissu industriel et sociales des populations, dont les salariés de toutes les entreprises.

Les pensions de réversion après les décrets d’août 2004
Après la protestation unanime des organisations syndicales, le gouvernement a annoncé que les pensions de réversion continueraient à être calculées sur la base de la réglementation en vigueur avant la réforme du 21 août 2003, dans l’attente d’un rapport demandé au Conseil d’Orientation des Retraites.

Pour un vrai débat sur la réforme des cotisations sociales
Lors de la séance du mercredi 10 novembre, le Sénat, à l’initiative de la Commission des Finances, doit discuter du principe de l’instauration d’une « TVA sociale » destinée à remplacer une partie des cotisations patronales.

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Vu sur le site FO

un gros dossier contre la privatisation d’EDF GDF

EDF - Entrée en bourse programmée« Le nouveau P-DG, Pierre Gadonneix, mène une réflexion sur un projet pour une cotation partielle en bourse qui devrait normalement se faire avant la fin de l’année prochaine », déclare aujourd’hui le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin[...]

Un rapport orienté

Selon les syndicats, les propositions de la commission sur le projet industriel de l’électricien public vont dans le sens du gouvernement, à savoir l’ouverture du capital. Pour désamorcer la mobilisation des agents contre le changement de statut d’EDF et GDF, le ministre de l’Économie Nicolas Sarkozy avait décidé de créer une commission chargée d’évaluer les besoins en financement d’EDF, en préalable à toute décision d’ouverture de capital en 2005. La commission a remis hier son rapport. Lequel suggère d’axer le développement industriel d’EDF sur l’international, en particulier sur l’Europe. Un choix qui exigerait « un renforcement de ses fonds propres à hauteur de 8 à 11 milliards d’euros » souligne le document citant les chiffres de la direction de l’électricien public. Selon les syndicats, la commission suggère implicitement l’ouverture du capital alors qu’elle a écarté d’emblée la fusion d’EDF avec Gaz de France.

L’ouverture du capital d’EDF est un péril majeur pour le service public...
Pas pour La Commission Roulet

La Commission Roulet va rendre jeudi son rapport sur le projet industriel et financier d’EDF avec une certaine précipitation pour tenir compte du départ programmé de Bercy de Nicolas Sarkozy ; mais ses conclusions sont aujourd’hui connues.

Sans surprise, la commission aboutit majoritairement à la conclusion souhaitée par le Gouvernement, à savoir que les fonds propres d’EDF sont insuffisants et qu’il faut donc augmenter son capital pour se développer.

Cela signifie, en réalité, compte tenu des contraintes résultant du traité de Maastricht interdisant à l’Etat d’y contribuer réellement, à l’ouverture à des capitaux privés.

Ce raisonnement que les beaux esprits et une certaine forme de pensée unique présenteront comme étant une donnée non susceptible de discussions n’a, pour lui, que l’apparence de la rigueur et la FNEM-FO ne saurait y souscrire.

A noter par ailleurs : INSEE
Bilan négatif pour l’emploi et le pouvoir d’achat

Recul de l’emploi et stagnation du pouvoir d’achat l’an dernier. Ce sont les deux principaux enseignements du nouveau « portrait social » de la France, publié aujourd’hui par l’INSEE. En 2003, constate l’institut national, le pays a perdu près de 80.000 emplois, principalement dans l’industrie. Il faut remonter en 1993 pour retrouver une diminution de l’emploi total, alors plus importante (-200.000). Le taux de chômage a augmenté de 0,6% entre fin 2002 et fin 2003 et s’établit à 9,9% de la population active en juin 2004. Côté revenu, le pouvoir d’achat des ménages n’a progressé que de 0,3% en 2003 (contre 2,3% en 2002), soit la plus faible hausse enregistrée depuis 1996. Le revenu disponible brut des ménages ne progresse lui que de 2,3% en 2003, après trois années de croissance supérieure à 4%. L’INSEE explique cette évolution par des hausses de salaires modérées (+2,1% en 2003 contre +3,6% en 2002), alors que les impôts et cotisations à la charge des ménages progressent fortement (+3,6% contre +1,6% en 2002

Les syndicats de la Fonction publique réitèrent leur exigence de négociations salariales immédiates

Les organisations syndicales CGT - CFDT - FO - UNSA - FSU - CFTC - CGC de la Fonction publique ont reçu, ce 15 novembre, un courrier du ministre de la Fonction publique qui n’apporte aucune réponse aux points soulevés dans leur lettre ouverte du 10 novembre.

Une fois de plus, le ministre refuse d’entendre la demande unanime des syndicats d’ouverture de négociations salariales et maintient sa réunion « d’échange » pour un « constat partagé » sur « la réalité » de l’évolution du pouvoir d’achat, renvoyant à décembre une réunion limitée à l’examen d’une « première esquisse de mesures salariales concrètes ».

L’ensemble des syndicats de la Fonction publique maintiennent leurs contacts et comptent tout mettre en œuvre pour que les personnels qui subissent des pertes considérables de pouvoir d’achat puissent faire entendre leurs exigences légitimes.

La Poste est une et doit le rester
Au moment où le président de La Poste s’apprête à faire des annonces importantes sur l’organisation de l’exploitant public, la Fédération Force Ouvrière de la Communication rappelle que l’existence de La Poste dépend de son caractère unitaire. Celui-ci s’incarne dans son réseau, vecteur du service public. Toute démarche consistant à renforcer l’unité organique de La Poste et les synergies entre métiers sera la bienvenue.

En revanche, les ferments de sécession, avec notamment le projet de banque postale, ne peuvent que préparer la désagrégation du "noyau dur" du service public en France.

Et un communiqué sur la remise en cause des 35 heures en Allemagne : Durée du travail : Le patronat allemand revient à la charge

Le patronat allemand tente de relancer le débat sur le retour à la semaine des 40 heures sans compensations salariales. « Cela apporterait vraiment un élan à la conjoncture et cela ne ferait de mal à personne », assure Michael Rogowski, président de l’une des principales organisations patronales du pays (la Fédération allemande de l’industrie). Cette nouvelle offensive contre la durée légale du travail (37,65 heures par semaine en moyenne) vient après que le gouvernement Schroeder a renoncé vendredi à supprimer un jour férié pour soutenir la croissance. Cette mesure faisait partie d’un vaste catalogue d’économies visant à faire retomber le déficit public sous les 3% du PIB pour respecter le pacte de stabilité européen. Mais le chancelier a dû battre en retraite face au tollé général suscité par son projet de faire travailler le 3 octobre, date anniversaire de la Réunification de 1990 et fête nationale. Pour M. Rogowski, « si nous revenions à la semaine des 40 heures, cela correspondrait à la suppression de 11 jours fériés ».

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Sur le site FGTB,

Y a de la marge !
En 2005, la richesse nationale du pays, son P.I.B., devrait progresser de 2,5 %. Ce n’est pas rien ! Mais ça n’a rien d’exceptionnel : depuis la« crise » des années 74/75, en volume, c’est-à-dire sans tenir compte de l’augmentation due aux hausses de prix, le P.I.B. de la Belgique a été multiplié par 1,8. Mais pas nos salaires !Quoiqu’en disent les employeurs, il existe donc une marge pour le progrès social :

Améliorer les salaires, c’est possible ! L’accord interprofessionnel doit permettre aux secteurs et/ou aux entreprises, de négocier des conventions portant sur l’amélioration des salaires et des conditions de travail.Il doit aussi prévoir l’augmentation du minimum interprofessionnel : 1.210 €brut par mois pour un temps plein, c’est trop peu.Et pas question de toucher à l’indexation : c’est un de nos plus précieux acquis.

Maintenir les prépensions, c’est indispensable ! Toutes les conventions de prépension existantes doivent être prolongées. Parce ce qu’elles sont indispensables :

- pour les victimes de restructurations, délocalisations, fermetures ;
- pour les travailleurs usés par les exigences croissantes de compétitivité. Refinancer la sécurité sociale, c’est vital !La sécurité sociale est la forme la plus accomplie de la solidarité entre les travailleurs.Elle doit rester fédérale et ne peut être privatisée.La F.E.B. veut réduire l’assurance « soins de santé » à un « paquet minimum », à charge, pour ceux qui en ont les moyens, de souscrire des assurances complémentaires privées. C’est inacceptable. Et indécent.La sécurité sociale doit être refinancée :

- pour garantir l’accès de tous aux soins de santé ;
- pour permettre la liaison au bien-être des pensions et allocations. Les revenus de la propriété, qui s’attribuent une part croissante de la richesse nationale, doivent être mis à contribution.

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Sur le site AFL-CIO,

une lettre du Président Sweeney aux familles de travailleurs d’Amérique indiquant le désappointement de l’organisation concernant l’échec de son candidat aux élections présidentielles :

AFL-CIO President Sweeney : A Letter to America’s Working Families.

We are deeply disappointed that the presidential candidate we supported did not win Tuesday’s election, but we all should be extremely proud of and energized by the work we did together. Fifty-five million Americans voted for good jobs, health care, retirement security, workers’ freedom to form unions, real homeland security and more. We made our voices heard, and they cannot be ignored.(...)

Contrary to the claims being made, this election was breathtakingly close. It did not give President George W. Bush a "mandate" to continue policies that have cost us good jobs, affordable health care and retirement security. Bush’s re-election does nothing to change our need for policies that create and keep good jobs here rather than shipping them away, strengthen retirement security instead of privatizing Social Security and expand health coverage and lower costs rather than making drug and insurance companies even wealthier.

We believe hard work nourishes the soul and should nourish the body and support the family as well. We believe every one of us has an equal claim to the prosperity of America. And that it’s our job to ensure a better life for the generations that come after us.(...)

John J. Sweeney President, AFL-CIO


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