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23 avril 2004
Ce sont les sites syndicaux étrangers, et en particulier allemands, qui font l’actualité du mois d’avril, loin d’une approche française beaucoup plus routinière. En effet, les manifestations très réussies organisées par la CES en Allemagne font l’objet d’un écho inhabituel sur le site du DGB et de la CES, qui essaient de « transformer l’essai » en formalisant des contre-programmes qui, à défaut d’être très innovants et de pouvoir servir de guides aux politiques, peuvent certainement renforcer la motivation et l’action des militants pour les mois à venir. C’est ainsi qu’après les efforts d’Attac, et reprenant semble-t-il le leadership de l’action par rapport à cette organisation, dont l’absence a été remarquée lors de ces manifestations, les syndicats européens semblent radicaliser leurs positions face aux enjeux à venir dans la plupart des pays européens : 1- En Allemagne
![]() ![]() Commentaires du DGB : ![]() A Berlin seulement, plus de 250 000 participants formèrent les trois cortèges qui convergèrent vers la porte de Brandebourg. Le président du DGB, Michael Sommer, considéra que cette manifestation était un « signal clair aux responsables politiques, qui doivent mettre fin à une politique qui pénalise la majorité des citoyens, qui ont clairement indiqué le programme à suivre : dessiner un avenir social, combattre le chômage, respecter les droits du travail et protéger les plus faibles dans la société... ». En écho, les 140 000 manifestants de Stuttgart, sous la direction du patron de Ver .di, Frank Bsirske, accompagné du secrétaire général du syndicat italien CISL, prônèrent la résistance au changement de système que signifie l’Agenda 2010 et conclut que cette manifestation marquait le début d’un véritable mouvement populaire : "Das kann der Beginn einer wirklichen Volksbewegung werden, einer Volksbewegung für soziale Gerechtigkeit aus der Mitte der Gesellschaft heraus". A Cologne, c’est le patron d’IGMetall,qui demanda le retour à un Etat actif et solidaire , insistant sur la volonté de changement du DGB, mais vers le progrès, pas en retournant au capitalisme sauvage du 19è siècle : « Auch wir wollen Veränderungen, aber nach vorne und nicht zurück in den ungezügelten Frühkapitalismus des 19. Jahrhunderts. » Il était accompagné de l’ancien ministre du travail Norbert Blum (CDU), qui avertit qu’il serait une erreur de croire que moins de protection sociale permettrait plus de développement économique. "Ich habe mich an dem Vorhaben als Arbeitsminister gutgläubig beteiligt, 300 000 neue Arbeitsplätze wurden danach versprochen. Auf die warte ich heute noch".
2- En ItalieEn même temps, sur les sites des syndicats italiens, on évoquait le succès des manifestations contre la réforme des retraites : Venerdì 26 Marzo 2004
3- En Belgique
Pour sauvegarder et développer notre modèle social à 25 4- Sur les sites français
Voyage dans l’Europe des 25 Le message du syndicalisme européen Une fête du Travail pas ordinaire. La Slovénie, elle a tout d’une grande. Indépendant depuis 1991, ce pays trouvera sans grande difficulté sa place dans le concert européen.
Le 1er mai 2004, 10 pays rejoignent l’Union européenne. La CFTC les accueille ! Des délégations de Chypre, de la Hongrie, de la Lituanie, de Malte, de la Pologne, de la République Tchèque et de la Slovaquie sont attendues pour notre traditionnel défilé. Nos partenaires de la Confédération européenne des syndicats y participent également : la CSC (Belgique), la CGD (Allemagne), la CNC (Pays-Bas), le DKF (Danemark), le CGB-FCB (Autriche) et le Syna (Suisse)...
venez nombreux !
Notre dossier
Le taux de participation qui a atteint 80,61% (des 178.666 inscrits) est supérieur de plus d’un point et demi (79%) à celui de 2002. La CGT avec 47,14 % des votants (+5,34) conforte sa position dominante à la SNCF, inversant la tendance à l’érosion des deux scrutins précédents. La fédération, de Didier Le Reste devance le syndicat Sud Rail qui avec 14,79% des voix (+ 3,60) devient la deuxième organisation de la SNCF. Ces hausses, tout comme celle de l’Unsa, 14,02 % (+1,80) se sont faites aux dépens de la CFDT (7,47) en chute libre (-11,13) conséquence de son soutien apporté à la réforme des retraites de l’an dernier. FO avec 6,61% (+ 0,42), la CFTC avec 5,88 % (+ 0,40), la Fgaac (présente seulement chez les agents de conduite) avec 3,34 % (-0,05) et la CFE-CGC avec 0,76% (- 0,22 ) complètent les résultats de ces élections des délégués du personnel. En ce qui concerne les résultats dans les comités d’établissement de la SNCF, la CGT recueille 43,96% des voix (+ 5,01), devant Sud Rail 15,52% (+2,87), l’Unsa 13,61% (+2,04), la CFDT 9,01% (-9,44), FO 6,79% (+ 0,27), la CFTC 6,26% (- 0,10), la Fgaac 3,50% (- 0,20), la CFE-CGC 1,34% (- 0,07). Dans le collège des agents de conduite, la CGT conserve la première place, à 36,28% (+ 1,92), devant la Fgaac à 31,80% (- 0,38), suivie de Sud-Rail en nette hausse (+ 5,04) avec 22,40%, FO avec 5,46% (+0,99), la CFDT avec 1,85 % (-8,14), l’Unsa avec 1,38% (+ 0, 57) et la CFTC, stable à 0,83%
Plus de 1,6 millions de personnes ont répondu à l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES) et de ses affiliés. Dans de nombreuses villes européennes, les manifestants ont réclamé un changement de politique et davantage de justice sociale. Rome a réuni un million de personnes contre la politique des retraites du gouvernement Berlusconi. En Allemagne, ce sont 500 000 personnes qui ont défilé pour demander des lendemains meilleurs. Les syndicats français ont déployé des activités sur tout l’hexagone. Les pays d’Europe centrale et orientale (Slovénie, Hongrie, Pologne) ont également suivi le mouvement en organisant des actions diverses (conférences, rassemblements). Ces journées d’action européennes ont été l’élément central d’une campagne, dans le cadre de laquelle la CES veut mettre en lumière des alternatives concrètes pour une Europe plus sociale. Les syndicats reconnaissent le besoin de réformes en Europe. Des réformes politiques. Cependant ces réformes ne peuvent se faire aux dépens des individus mais avec eux. La CES est prête pour un partenariat dans le changement, comme elle l’a rappelé à la présidence irlandaise lors du Sommet de Printemps de la fin du mois de mars. Les réformes ne doivent pas signifier la destruction des droits des travailleurs. Le partenariat social doit être renforcé afin de donner une chance aux individus de mettre en place des structures de changement social et économique. L’Europe ne doit pas seulement répondre à la pression de la compétitivité. L’Europe peut également être une réponse à la globalisation. C’est pourquoi nous avons besoin d’un traité constitutionnel qui permette d’avoir une meilleure structure pour l’action politique. Nous avons également besoin d’un Parlement européen fort s’engageant pour des valeurs sociales. La CES appelle par conséquent les citoyen(ne)s européen(ne)s à participer massivement à ces élections. C’est à cette condition que l’on réalisera l’unité d’une Europe élargie, plus sociale et plus juste. « Le week end dernier, nous avons clairement démontré que nous voulons une Europe plus sociale et que cela nécessite une nouvelle orientation politique », a déclaré Reiner Hoffman, secrétaire général adjoint de la CES Et, bien sur, un dossier à la une sur la réforme de l’assurance maladie
Et un communiqué plus "classique" Sur le contenu de la réforme, "aucune décision à ce stade n’a été prise par le gouvernement, nous sommes actuellement dans une vraie phase de consultation avec les partenaires sociaux et les acteurs de santé", a-t-il assuré. Le même jour, M. Gérard de la Martinière, président de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), a rencontré M. Xavier Bertrand, qu’elle connaît sans doute assez bien, puisque le secrétaire d’État est également agent général d’assurances depuis 1992. La FFSA lui a fait part de ses propositions pour réformer le système de santé. Lors de cet entretien, M. de la Martinière a pu "réaffirmer l’engagement des assureurs santé dans le processus de réforme, indispensable au pays", souligne la fédération patronale. Pour "optimiser" l’assurance maladie, les assureurs souhaitent "une coordination plus efficace entre la Sécurité sociale et l’assurance maladie complémentaire". En fait, il s’agit de négocier les conditions de l’entrée sur le marché. Le ministre a indiqué qu’une nouvelle rencontre serait organisée avec "la FFSA et les autres partenaires afin de présenter les propositions relatives aux modes d’organisation et de gestion de l’assurance maladie et à son redressement". Cette réunion devrait se tenir courant mai, estime-t-on à la FFSA. La reproduction de cet article est possible, sans frais, en mentionnant la source et l’adresse internet de notre site. L’autorisation écrite préalable de la rédaction est nécessaire (info@istravail.com) |