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11 juillet 2007
Au lendemain de son 21ème congrès, la CGT-Force ouvrière a procédé au renouvellement de son équipe dirigeante. Autour de Jean-Claude Mailly, réélu secrétaire général, douze autres membres composent le Bureau confédéral, le « gouvernement » de la confédération. Le 21ème congrès confédéral de la CGT-Force ouvrière s’est tenu à Lille, du 25 au 29 juin dernier (lire Les Etudes sociales et syndicales du 4 juillet 2007 : « Force ouvrière : un congrès tranquille »). Le 29 juin, dernier jour du congrès, étaient annoncés les résultats du scrutin organisé la veille et relatif au rapport d’activité et au rapport financier. Les résultats sont, pour l’équipe sortante, des plus confortables. Le rapport d’activité a été approuvé par 18 242 voix, soit 97,7 %. Quelque 1,7 % des délégués ont voté contre (313 voix), 0,6 % se sont abstenus (105). Le rapport financier a obtenu 18 111 voix pour (97,06 %), 225 contre et 324 abstentions. Par ailleurs, la proposition de modification des statuts de l’organisation sur l’article 3, nécessaire pour entériner l’adhésion de FO à la nouvelle confédération internationale des syndicats (CSI), a recueilli 16 852 voix pour (90,31 %). Le congrès terminé et les quelque 2500 délégués rentrés chez eux, les décisions statutaires n’étaient pas encore achevées. Il appartenait au Comité confédéral national (CCN) de renouveler le Bureau confédéral. Ce qui fut fait le samedi 30 juin. ![]() La Commission exécutive élue par le CCNTout comme à la CGT, le véritable « exécutif » de Force ouvrière n’est pas la « Commission exécutive », mais le Bureau confédéral, qui se réunit chaque semaine. Celui-ci est désigné par le Comité confédéral national (CCN), composé de 135 représentants des unions départementales et fédérations professionnelles de la confédération. Le CCN élit également la Commission exécutive, forte de 35 membres, qui se réunit une fois par mois pour assister le Bureau confédéral. Une Commission des conflits de 10 membres, compétents (en cas de différend entre syndicats, fédérations et unions départementales) et une Commission de contrôle de 3 membres (qui veille à la bonne gestion financière des divers services de la confédération) ont aussi été installés par le CCN. On trouvera ci-après la composition de ces différentes instances.
Le nouveau Bureau confédéralVéritable exécutif opérationnel, le Bureau confédéral a, lui aussi, été renouvelé sans difficulté. Seul candidat à sa propre succession, Jean-Claude Mailly a recueilli 100 % des voix du CCN et entame ainsi un deuxième mandat de secrétaire général.
Après le départ, début 2007, de Roland Houp et son remplacement par Rose Boutaric au poste de trésorier confédéral, trois autres membres ont quitté le Bureau confédéral où ils occupaient des postes importants et dans lesquels ils avaient manifesté une grande expérience : Jean-Claude Mallet (protection sociale), Jean-Claude Quentin (assurance-chômage, emploi, formation professionnelle) et Jean Jayer (formation syndicale). Le nouveau Bureau confédéral compte 13 membres : 8 hommes et 5 femmes, soit 2 femmes de plus que dans le précédent. Parmi elles et pour la première fois : une militante noire de la Martinique, Marie-Alice Medeuf-Andrieu. La moyenne d’âge reste stable : 53 ans et 8 mois contre 53 ans et 2 mois pour le Bureau sortant. On trouvera ici la liste des membres du Bureau, avec leurs attributions. Jean-Claude Mailly : secrétaire général, sortant réélu. ![]() Sur Force ouvrière, on pourra lire notamment, dans Les Etudes sociales et syndicales :
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