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7 octobre 2002
En matière sociale, M. Fillon, ministre du travail, avait à résoudre deux difficultés, l’une de méthode, l’autre de faisabilité. 1) La méthode retenue En termes de méthode, deux principes affichés par le nouveau gouvernement s’avéraient plutôt contradictoires dans le domaine social :
Cet obstacle a été levé de la façon que l’on sait : on prend tout de suite un décret, - mais provisoire - et on renvoie à la négociation des partenaires sociaux avant décision définitive. Ainsi, on agit sans attendre, mais on rend malgré tout la parole, pas forcément facile, aux organisations professionnelles et syndicales. 2) Un problème de faisabilité encore à résoudre Sur le terrain social, le gouvernement Raffarin doit affronter une autre difficulté, autrement redoutable. En effet, l’équation infernale du budget 2003 - comment concilier baisse des impôts, réduction des déficits et moindres rentrées pour cause de faible croissance -, connaît des applications tout aussi douloureuses en matière sociale, par exemple :
ou encore,
Ces difficultés de fond seront-elles résolues par le gouvernement Raffarin ? A l’aide de quelles solutions ? Réponses dans les semaines et les mois à venir. 3) Des orientations nouvelles par rapport au gouvernement Jospin. On observe en tous cas que la recherche des solutions et des réformes en matière sociales sont abordées par le nouveau gouvernement avec des orientations sensiblement différentes de celles du gouvernement Jospin. Pour le premier ministre et le ministre du travail, trois objectifs sont à privilégier pour améliorer la situation sociale :
Ces nouvelles priorités manifestent un changement de cap assez net que l’on pourrait résumer ainsi : alors que M. Jospin et Mme Aubry, puis Mme Guigou, entendaient agir pour l’emploi autant que la croissance le permettait, MM. Raffarin et Fillon veulent agir pour la croissance afin de créer des emplois. 4) Les projets sociaux du gouvernement Cette nouvelle politique sociale s’incarne aujourd’hui en un certains nombre de projets décidés soit à l’Elysée, soit à Matignon. Les uns apparaissent comme de simples corrections des décisions prises par les gouvernements précédents, d’autres visent à des réformes plus profondes, soit en harmonie avec la nouvelle politique soit devenues inéluctables. a) Les mesures correctives :
b) Les réformes en profondeur :
5) Quelques conséquences pour les entreprises a) Conséquences à court terme :
b) Incidences possibles à plus long terme :
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