Force ouvrière, de Yves Veyrier à Frédéric Souillot

Publié par IST le .

Imprimer

Frédéric Souillot, 54 ans, succède à Yves Veyrier au poste de secrétaire général de la CGT-Force ouvrière, à l’issue du 25ème congrès, qui se déroulera à Rouen du 29 mai au 3 juin 2022.

*

*         *

Le 3 juin 2022, à l’issue du 25ème congrès confédéral de la CGT-Force Ouvrière, le Comité confédéral national (CCN) a élu Frédéric Souillot secrétaire général de la confédération.

Succédant à Yves Veyrier, élu en novembre 2018 après la démission de son prédécesseur Pascal Pavageau, Frédéric Souillot a recueilli 87.68 % des suffrages exprimés (77.47% des inscrits).

Il est le septième secrétaire général depuis la création de Force ouvrière en 1948.

 

Yves VEYRIER, son parcours

image003

Yves Veyrier est né le 13 mai 1958 à Hussein Dey (Algérie).

Après un Baccalauréat Scientifique (série C), il débute des études universitaires d’histoire (1977), avant de travailler un an comme ouvrier dans le secteur de l’agroalimentaire (cave de champagne à Reims, usine de betterave sucrière dans les Ardennes) et le secteur agricole (élevage ovin dans l’Aveyron).

En septembre 1978, il reprend ses études en classes préparatoires (Mathématiques supérieures et spéciales) à Reims avant d’intégrer l’école d’Ingénieur des Travaux de la Météorologie en 1981, dont il sort diplômé en décembre 1984.

Carrière syndicale

Au sein de la Météorologie nationale (devenue Météo France), Yves Veyrier s'engage très rapidement au sein du syndicat Force ouvrière (Syndicat National des Ingénieurs et Techniciens de la Météorologie), et en devient un responsable dès 1985. En 1989, il est un des leaders syndicaux durant une grève importante des services de la Météo.

En 1995, il devient secrétaire de la fédération FO de l’Équipement, des Transports et des Services.

Depuis son élection en 2008 au sein du Conseil d’administration, Yves Veyrier se voit confier la vice-présidence Travailleurs, en tant que porte-parole, du Comité de la liberté syndicale de l’OIT, en charge d’examiner les plaintes en violation de la liberté syndicale et du droit de négociation collective.

Dans un contexte controversé sur le système de contrôle de l’application des normes de l’OIT, du fait d’une crise créée par les employeurs en 2012, Yves Veyrier parvient à convaincre de la nécessité de la mise à jour du recueil de décision du Comité, qui établit la doctrine de l’OIT, notamment sur le droit de grève.

Membre du CESE et de la CNCDH

De 2007 à 2015, Yves Veyrier est membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE) où il exerce les missions de conseiller (rapporteur d’un avis sur l'Union européenne et ses relations de voisinage), président du groupe FO et président de la section des Affaires européennes et internationales de 2010 à 2015. C’est à ce titre qu’il prend l’initiative d’une assemblée plénière consacrée au débat sur un avis relatif à la COP 21 (Conférence des parties sur le climat) où il invite à intervenir le représentant spécial des Nations unies, le directeur général de l’OMM (Organisation mondiale de la météorologie), le directeur général de l’OIT ainsi que les ministres en charge du dossier, Laurent Fabius et Ségolène Royal.

Il est également un membre actif au sein de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), l'Institution nationale des droits de l'Homme française accréditée auprès des Nations unies.

En 2004, il est élu au Bureau confédéral. Il y prend en charge le secteur de l’International et de l’Europe. Il porte alors la voix de la confédération au sein de la CISL (Confédération internationale des syndicats libres) tout au long du processus de constitution de la CSI (Confédération syndicale internationale) en 2006.

Au sein de la CES (Confédération européenne des syndicats) il conduit l’action de FO, critique à l’égard du projet de traité de Constitution de l’Union européenne.

En 2010 il prend en charge le secteur de la Presse et de la Communication ainsi que le dossier de l’informatisation (Internet et Intranet).

Le 22 novembre 2018, après la démission de Pascal Pavageau, il est élu secrétaire général de la confédération Force ouvrière.

Au 25ème congrès confédéral, le 3 juin 2022, il transmet son mandat à Frédéric Souillot.

Engagement international

Devenu un expert des normes internationales du travail, Yves Veyrier est régulièrement consulté sur les enjeux internationaux du travail tant au plan normatif que prospectif. Dès 2004 il représente Force ouvrière au sein de l’Organisation internationale du travail, aux côtés de Marc Blondel, alors membre du Conseil d’administration de l’OIT. Il y est élu membre du groupe des travailleurs de 2008 à 2014, puis désigné, sur proposition de la CSI (Confédération syndicale internationale) et du groupe des travailleurs, membre suppléant depuis 2014.

Il est porte-parole du groupe des travailleurs au sein de la Commission de la Conférence internationale du travail sur diverses commissions de la Conférence internationale du travail (CIT) : celle du protocole à la Convention fondamentale 29 sur le travail forcé (juin 2014), qu’il conduit à l’adoption du protocole à la quasi-unanimité de la CIT après deux années de négociations difficiles avec les employeurs et les gouvernements ; celle de l’application des normes (juin 2015) en pleine crise interne à l’OIT, ou encore la première discussion récurrente sur les principes et droits fondamentaux au travail (juin 2012).

 

Frédéric Souillot, bio express

image003Né le 15 septembre 1967

Secrétaire de l’union locale de Beaune