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François Homméril et le nouveau Bureau de la CFE-CGC

Elue par le Comité confédéral national à l’occasion du 36ème congrès (le 1er et 2 juin 2016 à Lyon), la nouvelle direction confédérale de la CFE-CGC est composée d’un président, d’un secrétaire général, d’un trésorier national, de 8 secrétaires nationaux et de 20 délégués nationaux.

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Traditionnel temps fort d’un congrès syndical, une nouvelle équipe dirigeante a été élue pour les trois années à venir. Dans le trio de tête, Carole Couvert n’ayant pas pu être candidate à sa propre succession, ont été choisis : François Homméril, président, qui vient de la chimie, Alain Giffard, secrétaire général, qui vient des métiers de la finance et de la banque et succède à Marie-Françoise Leflon, elle aussi de la banque, Franck Zid, Trésorier national, qui vient de la FNEMA (fédération nationale de l’encadrement des métiers de l’aérien) se succède à lui-même.



François Homméril, 54 ans, est un ingénieur et un militant investi, ce candidat a été unanimement désigné le 25 avril 2016 à la succession de Carole Couvert. Il est devenu le 1ier juin, le dixième président de l’histoire de l’organisation. Ingénieur géologue, il entend « garder les pieds sur terre et défendre des valeurs lisibles, claires et exercer un syndicalisme de partenariat utile et qui se voit ».


Né le 23 juillet 1961, d’origine normande, François Homméril a travaillé 20 ans comme ingénieur pour le groupe industriel Péchiney (devenu Alcan puis Rio tinto). Militant en 1990 dans la fédération de la chimie, il a parcouru de nombreux postes en tant militant syndical au sein de son entreprise mais également à l’extérieur comme conseiller prud’homme, puis président de l’union départementale CFE-CGC de Savoie et membre du conseil d’administration de l’APEC. Devenu ensuite délégué national au pôle Europe et International de 2006 à 2010, il est devenu, en 2010 secrétaire national en charge de la formation tout au long de la vie ainsi que de l’Europe et de l’International. Candidat à la présidence en 2013, il a perdu l’élection contre Carole Couvert.



Alain Giffard (métiers de la finance et de la banque), 61 ans, succède à Marie-Françoise Leflon au poste de secrétaire général confédéral. Selon lui, la CFE-CGC doit être une organisation, qui défend des salariés - techniciens, agents de maîtrise, cadres et agents des fonctions publiques et donc en premier lieu l’emploi, le pouvoir d’achat et la qualité de vie au travail, trois piliers, à son sens de l’action syndicale. Mais le syndicalisme est également le lieu de la défense des classes moyennes et du partage de la valeur ajouté, fiscalité, soutien à l’économie sociale et solidaire, leviers de compétitivité pour nos entreprises et filières industrielles…

À la tête du secteur confédéral Économie et Industrie depuis 2013, Alain Giffard (précédemment délégué national du secteur Retraite - Protection sociale entre 2010 et 2013) a multiplié, avec ses équipes, les actions et les initiatives au service des militants et des salariés pour traduire en actes les engagements qui lui sont chers.


Alain Giffard a évolué et construit sa carrière de militant syndical dans l’univers bancaire et plus précisément au CIC (groupe Crédit Mutuel), un des fleurons français historiques du secteur, gestionnaire de patrimoine en région Champagne-Ardenne. Ses galons syndicaux, ils les a tout à la fois conquis dans l’entreprise (délégué syndical, trésorier, membre du comité de groupe, de la commission économique et sociale, du conseil de surveillance des fonds communs de placement…) comme dans le giron du Syndicat National de la Banque et du Crédit (SNB) affilié à la CFE-CGC, notamment en qualité de délégué national ou d’administrateur de l’union régionale de Champagne-Ardenne.



Franck Zid, 60 ans, a été réélu comme trésorier national, un poste qu’il occupe depuis le congrès de Saint-Malo, en 2013. Il est celui qui, au sein du nouveau triumvirat de la CFE-CGC, fait le lien entre deux mandatures. Ce militant, issu de la fédération du transport aérien, a en effet été élu pour un second mandat lors du 36e congrès confédéral, à Lyon.

Son parcours syndical et sa carrière professionnelle ont été essentiellement construits chez Air France. Adhérent à la CFE-CGC depuis 1989, cadre principal à la direction industrielle et manager long courrier au 747 depuis 1996 (ex-Europe Aéro Service puis Air Inter) il a, en parallèle, eu plusieurs mandats syndicaux dans l’entreprise et diverses instances. Délégué syndical d’Air France depuis 1990, il a tour à tour été élu au CHSCT, au comité d’entreprise Air France Maintenance, trésorier de la Fédération Nationale de l’Encadrement des Métiers de l’Aérien (FNEMA). Depuis 2011, il est également Président du syndicat d’Air France et représentant FNEMA au conseil d’administration de l’union départementale CFE-CGC de Seine-et-Marne (77).

- Les 8 secrétaires nationaux et les 20 délégués nationaux -

Pour 28 postes à pouvoir (8 secrétaires nationaux et 20 délégués nationaux, 38 candidats se présentaient. Ont été élus :

Économie, industrie, développement durable, RSE, CNI, logement



Emploi, formation, digitalisation et égalité professionnelle



Europe et international



Protection sociale



Santé au travail, handicap






- Le retour des métallos -


Pourtant d’habitude abordé dans l’ensemble des congrès confédéraux des autres organisations syndicales, on peut regretter que le sujet de la parité Femmes- Hommes n’a été ni à l’ordre du jour du congrès, ni au goût du jour de l’équipe de direction de cette organisation syndicale qui ne compte que 7 femmes au sein de son équipe de direction.



La nouvelle équipe dirigeante fait apparaître une différence notable, dans sa composition, avec l‘équipe sortante. Cette dernière, installée au congrès de Saint Malo en 2013, n’avait donné aucune place aux fédérations de la métallurgie et de la chimie, en compétition active face à Carole COUVERT.


En 2016, il en va différemment. Le nouveau président François Homméril vient de la métallurgie. Et sur 31 postes (1 président, 1 trésorier, 1 secrétaire, 8 secrétaires nationaux et 20 délégués nationaux), la métallurgie et la chimie occupent à nouveau une place très significative : 11 postes, dont 7 pour la métallurgie et 3 pour la chimie.


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