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Mai 1968 : André Bergeron se souvient
Secrétaire général de Force ouvrière pendant vingt cinq ans, de 1963 à 1989, André Bergeron a été un acteur central du dialogue social dans notre pays. Il s’est notamment affirmé au moment des événements de mai 1968 et dans les négociations dites « de Grenelle ».
Il livre ici, quarante ans après, son récit et son analyse des événements.
Est-il vrai que les événements de mai 1968 ont surpris tout le monde ?
A.B. Oui, au printemps de 1968, pas plus les patrons que le Premier ministre n’avaient mesuré la gravité de la dégradation du climat social. D’une certaine manière, nous non plus. En tout cas, leur disais-je, il faut à tout prix préserver les structures conventionnelles qui commencent à dépérir.
L’agitation estudiantine a vite pris une tournure dramatique. Le 2 mai, (...)
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