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Comment parler FO dans un congrès FO ?

  • Photo du rédacteur: Bernard Vivier
    Bernard Vivier
  • il y a 1 heure
  • 14 min de lecture

par Bernard Vivier


« Mes camarades, je vous apporte le salut fraternel de notre syndicat ». Dans un congrès FO comme dans toute autre organisation syndicale, les mots utilisés dans les discours expriment une spécificité de l’action collective ; ils donnent à ceux qui les prononcent et à ceux qui les entendent le sentiment d’appartenance à une même communauté militante.


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Action commune

Vaccinée par les leçons de l’Histoire, FO a toujours été rétive à l’unité d’action intersyndicale. La CGT la proposait régulièrement au temps où le Parti communiste lui dictait sa conduite, comme étape intéressante pour préparer l’unité syndicale et la fusion organique.

La résolution du congrès confédéral de 2026 appelle à « la préparation du rapport de force par l’action commune partout où est possible ». La convergence des luttes : non ; l’action commune : oui.

Agenda social autonome

Les interlocuteurs sociaux (patronat et syndicats de salariés) sont très méfiants de voir la puissance publique décider des orientations et des décisions qui peuvent relever de leur compétence conjointe. Ils mettent régulièrement au point une liste de sujets et un calendrier pour discuter entre eux des mesures à prendre. La transcription législative de leurs décisions se heurte souvent à la tendance, très française, de modifications des textes par le gouvernement du moment.

Voir aussi Paritarisme

Anarcho-syndicalisme

Cette conception de l’action syndicale ambitionne une rupture radicale avec le capitalisme et son renversement brutal. Les syndicats se donnent pour mission de transformer eux-mêmes la société, sans se relier à un parti politique. La grève générale, le sabotage, l’action directe et le boycottage figuraient dans la boite à outils du militant anarcho-syndicaliste des débuts de la CGT. En 2026, FO accueille toujours des militants anarcho-syndicalistes, peu nombreux mais au verbe haut. On en trouve notamment dans les cinq unions départementales bretonnes.

Voir dans Les Études sociales et syndicales l’article « Aux origines de l’anarcho-syndicalisme »

Voir Grève générale


Camarades

Voir « Mes camarades »


Charte d’Amiens

En octobre 1906 à son 9ème congrès qui se tient à Amiens, la CGT débat des relations syndicats-partis. Les débats sont rudes entre tenants de la transformation sociale conduite de façon autonome à celle des partis politiques ou bien en lien avec eux. Trois courants s’expriment : réformiste, socialiste, anarcho-syndicaliste.

Le texte voté, connu sous le nom de Charte d’Amiens, affirme l’indépendance de l’organisation syndicale à l’égard « des partis et des sectes ».

Toute l’histoire de la CGT sera traversée par cette problématique, à l’occasion notamment de trois scissions (1921, 1939, 1947) et de deux réunifications (1936, 1943). En 1948, Force ouvrière est créée, réunissant les conceptions réformiste, majoritaire, et anarcho-syndicaliste, minoritaire. Toutes deux refusent l’emprise du Parti communiste sur la CGT créée en 1895.

Dans un congrès FO comme dans les stages de formation des militants, la Charte d’Amiens fait partie des textes de référence très souvent cités et commentés. Elle est un totem de l’organisation.

Lire dans Les Études sociales et syndicales l’article Il y a cent ans, la Charte d’Amiens.

Voir aussi Libre et indépendant



CCN

CCN est l’acronyme de Convention collective nationale.

CCN est aussi celui du Comité confédéral national. C’est ce terme que nous étudions ici.

Le CCN réunit les secrétaires généraux des fédérations professionnelles et ceux des unions départementales de FO (la CGT est structurée de la même manière). Ces militants ne sont pas élus par le congrès mais désignés par l’organisation qu’ils ont la charge de conduire.

Après chaque congrès confédéral, le CCN élit une Commission exécutive (CE) de 35 membres plus les membres du Bureau confédéral. Le CCN se réunit chaque semestre, la CE chaque mois.

La Commission exécutive (CE), contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, n’est pas l’organe exécutif opérationnel permanent. Le véritable exécutif de la confédération est le Bureau confédéral, élu lui aussi par le CCN. Il est composé de 12 membres dont le secrétaire général. Celui-ci (il en est de même à la CGT) tient sa légitimité du CCN et non pas directement du congrès confédéral des syndicats ou même de la CE.

Le CCN n’est donc pas, comme on le lit souvent depuis une vingtaine d’années dans les journaux par facilité de langage, le « Parlement » de la confédération. Il n’est pas un organe législatif ; il est bien davantage. Il est l’instance décisionnelle supérieure, qui élit ou qui révoque le secrétaire général et les autres membres du Bureau confédéral. Il contrôle toute la confédération, la CE comme le Bureau confédéral.

Le dernier congrès FO s’est achevé le 24 avril 2026 à 13 :00. A 14 :30, le CCN s’est réuni pour composer la CE et le Bureau confédéral.

Lire aussi dans Les Études sociales et syndicales l’article Comment est élu le secrétaire général de Force ouvrière ?


CGT-Force ouvrière ? Force ouvrière ? FO ?

En 1947, les militants qui quittèrent la CGT pour créer quelques mois plus tard la CGT-Force ouvrière étaient très attachés à la mention CGT devant Force ouvrière. Il importait de souligner combien la nouvelle organisation CGT-Force ouvrière continuait la CGT créée en 1895 et combien, par-delà la scission, les courants réformistes et anarcho-syndicalistes poursuivaient légitimement l’œuvre militante.

Au fil des années, le terme Force ouvrière -sans CGT devant- s’affirma peu à peu. Deux raisons : c’était plus court ; cela ne donnait pas à confusion dans les esprits peu avertis qui auraient pu penser que Force ouvrière était reliée à la CGT.

Aujourd’hui, l’appellation complète s’efface nettement au profit du seul terme Force ouvrière. Mais, dans les congrès notamment, l’appellation complète est toujours utilisée, principalement par les militants soucieux de maintenir la tradition ou par les militants anarcho-syndicalistes ou trotskistes.

Depuis quelques courtes années, une nouvelle évolution est constatée. L’appellation Force ouvrière s’atténue à son tour pour l’utilisation du seul sigle FO. Ne pas prononcer le mot ouvrière permet de ne pas coller l’image de la confédération au seul monde ouvrier. Objectif : conquérir des adhérents et électeurs dans les catégories employés et cadres, désormais les plus nombreuses dans le monde du travail. Mais le débat en interne n’est pas ouvert et le choix est encore loin d’être fait.

De toutes façons, le choix est simple, comme disait l’humoriste Coluche dans son sketch sur le délégué syndical : « FO voilà un syndicat, qu’il est beau ; FO le syndicat qu’il vous faut » .

Lire dans Les Études sociales et syndicales l’article La naissance de Force ouvrière.


Communiste

Voir Stalinien et Trotskiste.

Lire dans Les Études sociales et syndicales les articles :

 

En 1947, le Parti communiste français, lui-même aux ordres de Misivu, prit le contrôle de la CGT.

Militants attachés à l’indépendance syndicale créèrent le CGT – Force ouvrière. Ils qualifièrent volontiers ceux de la CGT de cosaques.

Exemple : l’Institut de Défense des consommateurs salariés de la CGT, l’INDECOSA, était surnommé l’INDECOSAQUE. Depuis la chute du système soviétique et l’effacement électorale de PCF, le terme a disparu du vocabulaire FO.


Exige

« Le congrès exige… ». Mot important. Ne pas hésiter à l’employer souvent. L’exigence en impose ; la proposition est toujours plus délicate.


Fonction publique

En décembre 2026, quelque 5 millions de fonctionnaires vont voter aux élections professionnelles. C’est un enjeu central pour FO qui y trouve une partie importante de ses adhérents et électeurs.

Aux élections précédentes en 2022, FO a progressé. Elle est première dans la fonction publique de l’État, deuxième dans la fonction publique hospitalière et troisième dans la fonction publique territoriale. Sur l’ensemble des trois branches de la fonction publique, FO est passée (18,7%) en deuxième position devant la CFDT (18,6%). La compétition fin 2026 s’annonce rude.

La défense du service public et du statut est un élément fort du langage FO.


Grève générale

En parler beaucoup pour ne la faire jamais.

L’idée d’un arrêt de travail massif le même jour par l’ensemble des travailleurs remonte aux origines de la CGT à la fin du 19ème siècle. Elle fut portée par le courant anarcho-syndicaliste. L’objectif était de donner aux travailleurs les moyens de faire la révolution et de mettre à bas le système capitaliste. Les tentatives de grève générale cessèrent peu avant la première guerre mondiale, la CGT se tournant ensuite vers l’action réformiste.

Dans les congrès FO, la grève générale est toujours régulièrement débattue. Le dernier congrès d’avril 2026 n’a pas failli à l’usage, avec des débats animés sur les dernières lignes de la résolution générale.


Guerre et paix

« La paix par la justice sociale » était la phrase affichée sur les visuels du 26ème congrès de FO à Dijon en avril 2026.

Les conflits dans le monde, au Proche et au Moyen-Orient ont été évoqués. La résolution générale votée en fin de congrès condamne « toutes les tyrannies, dictatures et systèmes qui asservissent les peuples, limitent ou détruisent les libertés ».

Le grand et vieux slogan du Front populaire de 1936 a été utilisé à nouveau : « Pour le pain, pour la paix, pour la liberté ».


Interlocuteurs sociaux

Le terme Partenaires sociaux est très fréquemment utilisé pour qualifier les organisations syndicales de salariés et les organisations professionnelles d’employeurs. On parle ainsi des rencontres d’un Premier ministre avec les partenaires sociaux ou encore d’une négociation de branche entre partenaires sociaux.

Pour FO, le terme partenaire contient une connotation douteuse. En effet, être partenaire, c’est prendre part avec l’autre, s’associer dans une même démarche, partager voire accepter de vivre un destin commun. Les négociations d’entreprise en sont un terrain d’application direct, par exemple lorsqu’il est question d’aborder les thèmes de la participation ou de l’intéressement aux résultats de l’entreprise.

FO rejette cette vision de l’entreprise et des relations sociales. FO est fortement attachée à la négociation et non pas à la grève pour régler les conflits d’intérêts entre employeurs et salariés (les salaires par exemple).

Pour autant, la négociation demeure un processus de règlement des différends qui s’inscrit dans une logique de rapport de forces. Son issue souhaitée est un accord. L’accord est défini comme l’équilibre entre points de vue qui restent opposés ; il est un contrat et non pas une association.

FO préfère utiliser le terme interlocuteurs sociaux, qui indique que chacune des parties à la négociation reste campée sur ses positions, face à l’autre et non pas avec l’autre.

Voir aussi Négociation collective.


L’Internationale

La musique est belle.

Toujours chanté à la fin des congrès. Il est bon d’en connaître le refrain. Pour les couplets, faire confiance à la sono de la salle.


Le 26ème congrès FO 2026 s’achève au son de l’Internationale.

Jouhaux

Léon Jouhaux (1879-1954) est la grande figure emblématique de FO.

Ouvrier allumettier, il commence sa vie militante dans le courant syndicaliste révolutionnaire. Élu secrétaire général de la CGT en 1909 -il a tout juste 30 ans- il évolue vers le réformisme et, au moment de la première guerre mondiale, fait rallier la CGT à l’Union sacrée. Secrétaire général jusqu’en 1940, il doit conduire une organisation en butte aux tentatives répétées de contrôle de l’appareil par les militants communistes aux ordres de Moscou.

La dissolution des confédérations syndicales en 1940 le conduit en résistance. Arrêté en 1941 et interné en Autriche, il retrouve la liberté en 1945 et avec elle son poste de secrétaire général de la confédération, qu’il doit désormais partager avec le communiste Benoit Frachon. La tendance communiste s’emparant de la confédération, Léon Jouhaux démissionne du Bureau confédéral et participe à la création de la CGT-Force ouvrière en avril 1948. Il en est le président (titre honorifique) jusqu’à sa mort en 1954.

Président du Conseil économique de 1947 à sa mort, il reçoit en 1951 le prix Nobel de la paix.

Dans les congrès FO, les militants citent souvent son nom même si les secrétaires généraux suivants ne sont pas oubliés, André Bergeron notamment, qui fut secrétaire général pendant 25 ans, de 1963 à 1989.

Lire dans Les Études sociales et syndicales les articles :


Léon Jouhaux
Léon Jouhaux

Laïcité

Marqueur important de l’identité FO. Point d’application privilégié : l’enseignement. A bas la calotte !


Libre et indépendant

FO est née dans l’immédiat après-guerre du refus de militants CGT de voir leur organisation devenir une courroie de transmission du Parti communiste.  Créée en avril 1948, la nouvelle confédération prend le nom de CGT-Force ouvrière. Elle a toujours porté une très grande attention à distinguer action syndicale et action politique.

Chaque adhérent et militant est invité à ne pas introduire dans son action syndicale des mots d’ordre ou des initiatives venue d’un parti politique, quel qu’il soit.

La confédération, attachée aux valeurs de la République, n’exprime aucune prise de position sur la vie politique du pays et sur ses évolutions. D’où la formule tautologique : « Le syndicat reste le syndicat ». Ou encore : « Indépendants nous sommes, indépendants nous resterons ».

Au congrès de 2026, le secrétaire général le rappelle : « La seule politique que nous faisons, c’est la politique syndicale ».

Cette position permet à des militants aux conceptions politiques très différentes voire opposées de cohabiter dans la même démarche syndicale. De l’extrême gauche à l’extrême droite, l’éventail des sensibilités est vaste. Les congrès de FO sont le lieu d’échanges parfois vifs entre militants et in fine un temps de réconciliation au nom des principes de la Charte d’Amiens (voir ce mot).


Mandat

La commission des mandats est chargée de vérifier la conformité des pouvoirs confiés aux délégués par leur syndicat d’origine. Au 26ème congrès de FO en avril 2026, 1842 délégués ont été enregistrés, porteurs de 4293 mandats (on peut porter le mandat d’autres syndicats) soit un total de 13791 voix.

Aux PTT, on connait aussi les mandats-poste mais cela n’a rien à voir avec le syndicalisme.



« Mes camarades »

Toute intervention à la tribune se doit de commencer ainsi. L’adjectif possessif « mes » indique la proximité affective, l’appartenance à une même communauté tandis que « camarades » affirme la dimension militante et résolue du discours qui va suivre (la sonorité du mot camarade invite déjà à exprimer une pensée rude).

Le terme « camarade » est fréquent dans nombre d’autres organisations syndicales issues du syndicalisme de la fin du XIXème siècle.

A la CGT, on dit Camarades, tout simplement. Il n’y a pas ou peu de Mes avant camarades ; on ne s’y perd pas en douceurs réformistes.

A la CFTC, on débute plus volontiers les discours par « Chers amis » et à la CFE-CGC par « Chers collègues ».

 

Négociation collective

FO est très attachée à cette manière de réguler la vie sociale. La loi du 11 février 1950 y est souvent rappelée comme une étape importante de la liberté de négociation accordée aux syndicats et au patronat.

La négociation permet de trouver un accord, qui acte un point d’équilibre entre intérêts qui restent opposés mais que l’on souhaite le plus durable possible.

Les conventions collectives (on disait aussi jadis les contrats collectifs) sont le résultat de négociations entre directions et syndicats. Elles fixent les normes nouvelles des relations sociales, tant en entreprise qu’au niveau des branches professionnelles et au niveau national interprofessionnel.

La négociation de branche est le niveau privilégié par FO, bien plus que la négociation d’entreprise. La résolution générale du congrès confédéral d’avril 2026 l’affirme à nouveau : « Le congrès rappelle le rôle majeur de la branche professionnelle dans la détermination des conditions collectives et individuelles de travail ainsi que dans la régulation de la concurrence entre entreprises ».

Voir Interlocuteurs sociaux.

 

Paritarisme

Mot apparu pour la première fois dans le vocabulaire des relations sociales le 19 avril 1961 dans le périodique confédéral de Force ouvrière sous la plume d’André Bergeron, alors membre du Bureau confédéral de FO, pour se féliciter de la capacité des organisations syndicales de salariés et des organisations professionnelles d’employeurs à gérer de façon conjointe l’assurance chômage, créée par eux en 1958.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale et au sortir d’une négociation collective, des institutions sont nées pour administrer un besoin précis : chômage, formation professionnelle, retraites complémentaires, maladie, allocations familiales, logement, handicap, etc. Syndicats et patronat ont été à l’origine de la création de ces institutions. Conséquence naturelle : les conseils d’administration de ces institutions sont composés à parts égales (d’où le mot paritarisme) de représentants des salariés et des employeurs.

Ces institutions collectent des sommes considérables, au total supérieures au budget de l’État. Celui-ci, au cours des dernières décennies, a progressivement pris le contrôle de ces institutions. Exemple : en 1995, il fut décidé que le budget de la Sécurité sociale sera désormais voté par le Parlement. Marc Blondel, secrétaire général de FO, dénonça alors le « rapt » commis par l’État sur l’argent administré jusqu’alors de façon autonome.

Lire dans Les Études sociales et syndicales l’article Éloge du paritarisme.

Voir aussi Agenda social autonome.



Partenaires sociaux

Terme à éviter. Lui préférer celui d’interlocuteurs sociaux.

Voir ce mot.

 

Réformisme

FO est très largement guidée par une conception réformiste de l’action syndicale. Cette conception privilégie la négociation et la recherche de l’accord plutôt que la grève, utilisée en dernier recours. Elle s’efforce de construire des garanties collectives et des services pour les mettre à disposition des salariés.

Dans la préface au livre relatant l’histoire de sa fédération (Les métallos en leur siècle), Michel Huc, secrétaire général de FO Métaux, écrivait en 2016 : « C’est bien la négociation et la politique contractuelle qui ont apporté au salarié ses plus grandes conquêtes, jour après jour, par un travail opiniâtre et souvent méconnu, et non les poussées de fièvre révolutionnaires sans lendemain, encore moins la soumission à un parti politique ».

Cette définition n’a pas vieilli.

 

Repas fraternel

Un moment important de la vie d’un congrès est le repas partagé entre congressistes, souvent qualifié à FO de repas fraternel. On dit parfois agapes.

Voir aussi Salut fraternel.




 

République

Elle est une et indivisible. Au dernier congrès de FO en avril 2026, le secrétaire général Frédéric Souillot le dit à son tour : « Nous sommes attachés à la démocratie et à la République, une et indivisible ». 

 

Résolution

Voir Commission.

 

Salut fraternel

« Je vous apporte le salut fraternel de… ».

Expression très fréquente à Force ouvrière quand un délégué, en se présentant, énonce le syndicat dont il porte le mandat. Exemple : « Mes camarades, je vous apporte le salut fraternel de l’union départementale du Gers ».

Voir aussi Mes camarades et Repas fraternel.



Sécurité sociale

« La Sécu, elle est à nous ;

on s’est battu pour la gagner,

on se battra pour la garder ».

 

Stalinien

Dans les rangs des militants trotskistes, on désignait ainsi les communistes aux ordres de Moscou. Quand Staline succéda à Lénine en Union soviétique, il écarta Trotski, son ancien compagnon de lutte. Ce dernier fut expulsé et dut s’exiler au Mexique où il fut assassiné en 1940 par un militant envoyé par Moscou.

Tous deux étaient des communistes, chacun à sa manière, leurs disciples aussi.

Les trotskistes eurent et ont toujours à cœur de développer des conceptions et des pratiques révolutionnaires, différentes et proches à la fois de celles des communistes moscoutaires, les staliniens. Les trotskistes sont bien des communistes, disciples de Marx et de Lénine.

A FO, si l’on parle d’un stalinien et non pas d’un communiste, c’est que l’on est soi-même trotskiste. Les rivalités ne meurent pas.

Si l’on parle d’un communiste, on affirme une position hostile à toute forme de communisme, qu’il soit stalinien ou trotskiste. Il est clair alors que l’on est un réformiste.

Voir Trotskiste. 

 

Statut

Voir Fonction publique

 

Syndicat

Ne pas dire « syndicat de base », qualificatif peu valorisant pour désigner la structure essentielle de la dynamique syndicale, à partir de laquelle se construisent les fédérations, les unions départementales, la confédération.

Les congrès confédéraux donnent à chaque syndicat le droit d’envoyer un délégué dans les congrès confédéraux. Résultat : plus de 3 000 délégués dans les congrès FO. C’est trois fois plus que dans les congrès des autres confédérations. En fin de congrès, L’Internationale résonne fort entre les murs du hall des expositions loué pour la circonstance.

Lire dans Les Études sociales et syndicales l’article Syndicat, syndiqué, syndicaliste, syndicalisme.

Voir aussi Mandat.

 

Trotskiste

Militant formé aux principes et aux méthodes d’action communiste, en référence à Léon Trotski. Très hostile aux principes d’action réformiste, les militants trotskistes s’opposent aussi aux staliniens (voir ce mot). Ils sont spécialistes de l’entrisme. Au sein de FO, plusieurs tendances trotskistes existent, notamment le Parti ouvrier indépendant (POI) et le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID). Leur influence a baissé.

Lire dans Les Études sociales et syndicales les articles :

Voir aussi Stalinien.

 

Vote

Il peut être à bulletin secret. C’est long et c’est pour les sujets les plus importants, comme le vote sur le rapport d’activité.

Il peut être à main levée. C’est plus rapide et c’est festif ou houleux selon les cas.

Au dernier congrès FO d’avril 2016, un président de séance a su accélérer le vote à main levée : « Levez la main plus haut, c’est bientôt l’apéro ».  C’est beau comme un alexandrin.


Prochain article : FO, les défis du développement



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